dimanche 25 octobre 2009

Une maladie mortelle chez les grenouilles

Deux articles sont parus sur ce sujet : Le premier sur Sciences et Avenir, le second sur techno-sciences.

1) De battre le coeur des grenouilles s'arrête

Des chercheurs ont découvert le mécanisme par lequel un champignon tue les amphibiens: en s’attaquant à leur peau il perturbe de précieux équilibres et finit par empêcher leur cœur de battre.

Bien que les dégâts provoqués chez les grenouilles et les salamandres par la chytridiomycose soient patents, les raisons de la mort des amphibiens touchés par cette maladie de peau étaient jusqu’à présent mal comprises. Les herpétologistes observaient des lésions sur la peau des animaux atteints par le champignon Batrachochytrium dendrobatidis mais rien de probant n’expliquait leur mort.

Jamie Voyles et ses collègues de l’Université James Cook (Australie) apportent désormais une réponse: en s’attaquant à la peau des amphibiens, le champignon réduit de plus de moitié le transport des ions sodium et potassium, qui normalement passent de l’eau environnante à l’organisme des amphibiens via la peau.

Les chercheurs ont observé sur des rainettes arboricoles australiennes atteintes de chytridiomycose des concentrations plasmatiques réduites de 20% pour le sodium et de 50% pour le potassium. Or ces ions sont vitaux pour les cellules: le potassium est notamment un élément indispensable au fonctionnement des cellules cardiaques contractiles.

Les électrocardiogrammes ont montré que le cœur des rainettes ralentissait avant de cesser définitivement de se contracter. En leur donnant une boisson riche en potassium et sodium, les chercheurs ont pu prolonger la vie des rainettes mais pas enrayer le cours de la maladie. Leurs travaux sont publiés aujourd'hui par la revue Science.

Le Batrachochytrium dendrobatidis est l’un des principaux facteurs du déclin mondial des amphibiens. Il aurait été répandu sur le globe par l’importation d’une espèce sud-africaine qui est porteuse du champignon mais qui n’en souffre pas. A l’inverse, le système immunitaire de la majorité des amphibiens semble démuni face au champignon. Traiter les grenouilles malades est possible en laboratoire mais inimaginable à grande échelle.

De récents espoirs viennent de travaux qui montrent qu’une bactérie vivant sur la peau des amphibiens produit une substance toxique pour le champignon, protégeant ainsi l’animal. Enrichir le sol avec cette bactérie pourrait aider les populations d’amphibiens à résister à la maladie.

Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 32% des 5918 espèces d'amphibiens connues sont en danger, contre 12% pour les oiseaux et 23% pour les mammifères. Trente-quatre espèces d'amphibiens se sont éteintes et 130 n'ont pas été observées récemment et ont peut-être elles aussi disparu. 

Cécile Dumas
Source: Sciences-et-Avenir.com 
 

 
Le champignon cutané qui fait des ravages parmi les amphibiens sur la planète agit en perturbant le flot de sodium et d'autres électrolytes à travers la peau, ce qui mène à une insuffisance cardiaque selon de nouvelles recherches. Cette découverte pourrait servir de point (Graphie) de départ au développement de nouvelles approches visant à sauver ces populations en danger. La maladie de la peau appelée chytridiomycose et due àBatrachochytridium dendrobatidis serait l'une des principales causes du déclin des amphibiens observées ces dernières années dans le monde (Le mot monde peut désigner :).

La façon dont le champignon tue ses victimes restait néanmoins mystérieuse car les animaux décédés apparaissent généralement en bonne santé et ne montrent pas d'autres symptômes que des lésions de la peau.

Jamis Voyles, de l'Université James Cook à Townsville en Australie, et ses collègues rapportent que chez les grenouilles vertes arboricoles infectées le transport (Le transport, du latin trans, au-delà, et portare, porter, est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu...) des électrolytes à travers la peau est inhibé de plus de la moitié et que les concentrations en sodium et en potassium dans le plasma ( En physique, le plasma décrit un état de la matière constitué de particules chargées (d'ions et...) des animaux sont réduites de 20 et 50 pour cent respectivement. Des électrogrammes cardiaques ont révélé que le coeur des grenouilles mourantes ralentissait et finissait par s'arrêter, très probablement en raison du déséquilibre en électrolytes. Ce qui est corroboré, ont trouvé les auteurs, par le fait que les grenouilles malades nourries avec un supplément en électrolytes vivent plus longtemps bien qu'elles finissent par succomber aussi à l'infection.

D'autres travaux seront nécessaires pour déterminer comment le champignon perturbe l'équilibre osmotique de l'animal à travers sa peau. 
 

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