Suite au relâché par des délinquants de visons élevés pour leur fourrure, One Voice rappelle le stress et le danger que cela représente pour des animaux élevés en captivité. Seule la fermeture des élevages permettra de mettre un terme à la torture des animaux à fourrure.
3000 visons dans la nature
Plus de 3 000 visons élevés pour leur fourrure ont été libérés de leurs cages par des délinquants la nuit du 16 octobre, à Saint-Cybrannet (Dordogne). La gendarmerie et l’Office nationale de la chasse et de la faune sauvage ont annoncé que ces visons constituaient un danger : « ce sont des carnivores, ils sont agressifs et peuvent mordre ». Une vaste campagne de recapture a donc été organisée. Elle a permis d’en rattraper plus de 2 000 qui ont été replacés dans leurs cages.
Un pur acte de délinquance
Cet acte de malveillance a été attribué aux « défenseurs des animaux ». Or quelle qu’ait été les motivations des protagonistes de cette action, il est certain qu’ils n’ont pas pensé au bien-être des animaux lors de ce relâché sauvage. One Voice rappelle en effet que des animaux sauvages élevés en captivité ne sont en général pas capable de survivre dans un milieu naturel qu’ils ne connaissent pas. Qui plus est, les visons élevés pour leur fourrure ne sont pas une espèce européenne. En les relâchant, c’est toute la faune locale qui est mise en danger ! Il s’agit donc d’un pur acte de délinquance.
La fermeture des élevages
La seule solution envisageable, pour mettre un terme au commerce cruel de la fourrure est la fermeture des élevages. Pour qu’elle soit possible, One Voice poursuit sa campagne d’information afin que les consommateurs n’acceptent plus d’être complices de cette pratique barbare.
Des animaux qui souffrent
Les visons, comme tous les animaux élevés pour leur fourrure (lapins, chinchillas, lynx, renards, ratons laveurs…), sont détenus et abattus dans des conditions cruelles. Pendant leur courte vie, leurs besoins physiologiques et comportementaux sont bafoués. Les visons sont enfermés dans des cages grillagées sur pilotis, exposées aux intempéries. L’été, 10 % des animaux élevés pour leur fourrure meurent. En hiver, leurs pattes gèlent parfois. Les visons ont besoin d'un vaste territoire où l'eau est très présente. Cette espèce non domestiquée souffre des manipulations humaines, effectuées avec des pinces pour éviter les morsures. Leurs pattes reposent sur du grillage qui les blesse. Ils tournent en rond jusqu'à la folie, seul exercice physique autorisé. Une étude de l'Union européenne de 2001 montre que les cages ne correspondent pas aux besoins des animaux.
Une mise à mort douloureuse
Les animaux d’élevage, sujets à de nombreuses maladies, ne sont pas toujours soignés par souci d'économie. Tant que la fourrure n'est pas détériorée, l’éleveur les fait survivre jusqu’à la date d’abattage. Il s’agit de tuer l’animal au moindre coût sans abîmer sa peau. Les méthodes varient selon les pays : électrocution (les électrodes placées dans la gueule et l’anus chauffent et brûlent), empoisonnement (le dithillinium paralyse l’animal mais le laisse conscient pendant qu’on l’écorche), gazage, fracture des vertèbres cervicales… Le Comité scientifique de l’Union européenne souligne pourtant que «l’euthanasie devrait être menée avec des méthodes humainement acceptables uniquement. »
Dangereux pour l’environnement
Comme tout élevage intensif, les élevages d’animaux à fourrure constituent un danger pour l’environnement. Certains ragondins importés d’Amérique du Sud en France au XIXème siècle pour leur fourrure se sont échappés ou ont été relâchés. Ils ont colonisé de nombreuses régions, où ils sont aujourd’hui considérés comme nuisibles et tués au fusil, par piégeage, empoisonnement...
L’Union européenne doit fermer les centres d’élevage
L’Europe fournit 70 % de la fourrure d’élevage dans le monde, 67 % de la production de visons et 70 % de celle de renards, soit 4,3 millions de peaux de renards et 29,5 millions de peaux de visons par an. Certains pays d’Europe ont légiféré pour restreindre ou interdire les fermes à fourrure. Le Royaume-Uni a interdit en 2003 tout élevage d’animaux à fourrure. Les élevages de renards et de chinchillas sont interdits aux Pays-Bas. L’Union européenne a interdit l’importation de peaux de chats, de chiens et de phoques sur son territoire. Mais la Chine poursuit ses massacres et reste le premier fournisseur de fourrures en France. Des animaux de nombreuses espèces sont aussi piégés dans la nature pour les besoins de l’industrie de la fourrure.
One Voice demande l’interdiction du piégeage des animaux sauvages et la fermeture des centres d’élevage d’animaux à fourrure. Ses investigations en témoignent : ni les lois, ni la mise au point de nouvelles méthodes d’élevage, d’abattage ou de piégeage, ni l’élaboration d’un label Origin AssuredTM ne permettent la production de fourrure « sans cruauté ».
Source: One Voice

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