Une exposition consacrée aux baleines se tient à Bruxelles. Le nombre de menaces augmente à l’encontre de ces mammifères marins.
Rorquals, bélugas, cachalots, baleines à bosse, baleines bleues Autant d’espèces d’un même animal qui n’en finit plus de fasciner, et pas seulement chez les enfants. Immortalisée dans le film "Sauvez Willy", la baleine fait aujourd’hui l’objet de la plus grande attention au niveau international, après que des siècles de chasse intensive l’aient placée sur la liste des espèces en voie de disparition.
Depuis le 14 octobre, et jusqu’à la fin de l’été 2010, une exposition exceptionnelle lui est consacrée au musée des Sciences naturelles. Intitulée "Baleines et dauphins" elle vient compléter la salle des baleines du musée et permet de se plonger dans la magie des océans, à la découverte de leur vie et des dangers qui les guettent.
Dans la première partie de l’expo, on découvre comment ces immenses mammifères marins n’ont rejoint que progressivement les flots bleus de l’océan. Il y a cinquante millions d’années, l’ancêtre de la baleine était, en effet, un animal terrestre qui s’est petit à petit adapté à l’environnement aquatique jusqu’à se détacher totalement du confort de la terre ferme. Le cousin le plus proche des cétacés ne serait autre, d’ailleurs, que l’hippopotame !
Place ensuite à la découverte de la vie quotidienne en milieu marin. Fanons pour filtrer l’eau, parades amoureuses sans oublier le célèbre chant des baleines C’est un animal surprenant et attachant que l’on apprend à connaître, ici.
La troisième partie de l’exposition aborde les menaces auxquelles sont confrontées les baleines dans toutes les mers du globe. "Contrairement aux idées reçues, la chasse ne constitue plus aujourd’hui la menace la plus importante", explique Alexandre de Lichtervelde, commissaire belge auprès de la Commission baleinière internationale (CBI). Car si malgré le moratoire de 1986, des pays comme la Norvège, l’Islande et le Japon continuent à se livrer à la chasse à la baleine, (parfois sous couvert de recherche scientifique), la pollution marine, les filets de pêche et les collisions avec des navires marchands déciment aujourd’hui bien plus de cétacés que les baleiniers et leurs harpons. Rien qu’en Belgique, une centaine de marsouins s’échouent ainsi chaque année sur nos côtes, victimes des filets des bateaux de pêche de la mer du Nord où ils sont pris accidentellement.
Autre fléau d’origine humaine, les déchets en plastique qui commencent par traîner sur les plages, se retrouvent en mer emportés par le vent et les courants, puis aboutissent dans l’estomac des baleines ou des dauphins. " Le plastique est le tueur des océans", poursuit Alexandre de Lichtervelde. Mais il est loin d’être le seul. Les substances chimiques déversées par l’industrie, les nuisances sonores causées par l’intensification du trafic maritime et les premiers effets du réchauffement climatique constituent autant de facteurs qui perturbent la vie des cétacés ou détruisent leur habitat.
Quand à la chasse, elle continue d’être pratiquée en divers endroits du globe, soit par des pays où la viande de baleine fait partie des traditions culinaires, soit par des tribus autochtones, vivant pour la plupart au nord du cercle polaire. "Le moratoire ne s’applique pas à la chasse dite aborigène ni à la chasse à des fins scientifiques, explique encore Alexandre de Lichtervelde. Il y a malheureusement de nombreux abus, notamment parce qu’il n’existe aucun quota pour la chasse prétendument menée à des fins scientifiques."
Malgré des traditions bien ancrées dans certains pays, la demande pour la viande de baleine s’effondre depuis quelques années. "Au Japon elle n’existerait plus sans les subsides de l’Etat." Tout repose finalement sur des conceptions différentes de la place de ces mammifères dans l’écosystème. "Il y a ceux qui considèrent que tout ce qui se trouve en mer peut être mangé et ceux qui, comme nous, considèrent que la situation idéale serait celle où l’on ne chasserait pas les cétacés."
Rorquals, bélugas, cachalots, baleines à bosse, baleines bleues Autant d’espèces d’un même animal qui n’en finit plus de fasciner, et pas seulement chez les enfants. Immortalisée dans le film "Sauvez Willy", la baleine fait aujourd’hui l’objet de la plus grande attention au niveau international, après que des siècles de chasse intensive l’aient placée sur la liste des espèces en voie de disparition.
Depuis le 14 octobre, et jusqu’à la fin de l’été 2010, une exposition exceptionnelle lui est consacrée au musée des Sciences naturelles. Intitulée "Baleines et dauphins" elle vient compléter la salle des baleines du musée et permet de se plonger dans la magie des océans, à la découverte de leur vie et des dangers qui les guettent.
Dans la première partie de l’expo, on découvre comment ces immenses mammifères marins n’ont rejoint que progressivement les flots bleus de l’océan. Il y a cinquante millions d’années, l’ancêtre de la baleine était, en effet, un animal terrestre qui s’est petit à petit adapté à l’environnement aquatique jusqu’à se détacher totalement du confort de la terre ferme. Le cousin le plus proche des cétacés ne serait autre, d’ailleurs, que l’hippopotame !
Place ensuite à la découverte de la vie quotidienne en milieu marin. Fanons pour filtrer l’eau, parades amoureuses sans oublier le célèbre chant des baleines C’est un animal surprenant et attachant que l’on apprend à connaître, ici.
La troisième partie de l’exposition aborde les menaces auxquelles sont confrontées les baleines dans toutes les mers du globe. "Contrairement aux idées reçues, la chasse ne constitue plus aujourd’hui la menace la plus importante", explique Alexandre de Lichtervelde, commissaire belge auprès de la Commission baleinière internationale (CBI). Car si malgré le moratoire de 1986, des pays comme la Norvège, l’Islande et le Japon continuent à se livrer à la chasse à la baleine, (parfois sous couvert de recherche scientifique), la pollution marine, les filets de pêche et les collisions avec des navires marchands déciment aujourd’hui bien plus de cétacés que les baleiniers et leurs harpons. Rien qu’en Belgique, une centaine de marsouins s’échouent ainsi chaque année sur nos côtes, victimes des filets des bateaux de pêche de la mer du Nord où ils sont pris accidentellement.
Autre fléau d’origine humaine, les déchets en plastique qui commencent par traîner sur les plages, se retrouvent en mer emportés par le vent et les courants, puis aboutissent dans l’estomac des baleines ou des dauphins. " Le plastique est le tueur des océans", poursuit Alexandre de Lichtervelde. Mais il est loin d’être le seul. Les substances chimiques déversées par l’industrie, les nuisances sonores causées par l’intensification du trafic maritime et les premiers effets du réchauffement climatique constituent autant de facteurs qui perturbent la vie des cétacés ou détruisent leur habitat.
Quand à la chasse, elle continue d’être pratiquée en divers endroits du globe, soit par des pays où la viande de baleine fait partie des traditions culinaires, soit par des tribus autochtones, vivant pour la plupart au nord du cercle polaire. "Le moratoire ne s’applique pas à la chasse dite aborigène ni à la chasse à des fins scientifiques, explique encore Alexandre de Lichtervelde. Il y a malheureusement de nombreux abus, notamment parce qu’il n’existe aucun quota pour la chasse prétendument menée à des fins scientifiques."
Malgré des traditions bien ancrées dans certains pays, la demande pour la viande de baleine s’effondre depuis quelques années. "Au Japon elle n’existerait plus sans les subsides de l’Etat." Tout repose finalement sur des conceptions différentes de la place de ces mammifères dans l’écosystème. "Il y a ceux qui considèrent que tout ce qui se trouve en mer peut être mangé et ceux qui, comme nous, considèrent que la situation idéale serait celle où l’on ne chasserait pas les cétacés."
L’exposition "Baleine et dauphins" tombe particulièrement bien au niveau du calendrier puisque 2010 sera l’année internationale de la biodiversité et que la Belgique prendra les rênes de l’Union européenne le 1er juillet de la même année.
En savoir plus :
"Que la CBI se préoccupe aussi des petits cétacés"
"Il faut donner les moyens à la Commission baleinière internationale de prendre des décisions concernant les petits cétacés" estime Alexandre de Lichtervelde, représentant de la Belgique auprès de la CBI. "Certaines espèces sont actuellement en grand danger notamment au large du Groenland et des îles Féroé, et rien n’est entrepris pour leur protection."
Sur les 85 espèces de baleines recensées, 13 sont des grands cétacés, et 7 sont considérées comme au moins en danger.
"Des nombreux avis scientifiques existent pour nous avertir des dangers encourus par des espèces de petits cétacés mais il n’existe aucun mécanisme au niveau de la CBI pour prendre des décisions." La Belgique, avec d’autres pays, souhaite parvenir rapidement à changer cette situation. Peut-être en créant un comité permanent sur les petits cétacés au sein de la Commission baleinière internationale.
Autre priorité de la Belgique, la lutte contre les collisions avec les navires marchands. Le 22 septembre dernier, la carcasse ensanglantée d’un rorqual commun de 20 mètres de long et de plus de 40 tonnes s’est ainsi retrouvée dans le port d’Anvers, après avoir été traînée sur plusieurs centaines de kilomètres par la coque du bateau. "La collision avait eu lieu dans le Golfe de Gascogne. Le plus souvent les bateaux ne se rendent compte de la collision qu’une fois arrivés au port."
Aujourd’hui, la cause des baleines ne se défend plus seulement devant la Commission baleinière internationale, explique le commissaire belge auprès de la CBI. "On peut agir entre autres au niveau de l’Organisation maritime internationale. On peut notamment décider de dérouter légèrement les bateaux si l’on entreprend de croiser l’information des routes de bateaux avec celle des migrations des cétacés"
Depuis 2005, la Belgique a pris la direction du groupe de travail qui, au sein de la CBI, se penche sur les problèmes de collision. Une base de données des collisions maritimes entre des baleines et des navires marchands est en cours d’élaboration pour évaluer l’ampleur du phénomène.
Si l’on ne reviendra sans doute jamais au chiffre de population qui prévalait avant que l’on commence à chasser la baleine, il convient toutefois de poursuivre les efforts pour stabiliser le nombre de cétacés encore en vie dans les différentes mers du globe, estime Alexandre de Lichtervelde. "Le nombre de menaces à leur encontre augmente en effet considérablement."
"Il faut donner les moyens à la Commission baleinière internationale de prendre des décisions concernant les petits cétacés" estime Alexandre de Lichtervelde, représentant de la Belgique auprès de la CBI. "Certaines espèces sont actuellement en grand danger notamment au large du Groenland et des îles Féroé, et rien n’est entrepris pour leur protection."
Sur les 85 espèces de baleines recensées, 13 sont des grands cétacés, et 7 sont considérées comme au moins en danger.
"Des nombreux avis scientifiques existent pour nous avertir des dangers encourus par des espèces de petits cétacés mais il n’existe aucun mécanisme au niveau de la CBI pour prendre des décisions." La Belgique, avec d’autres pays, souhaite parvenir rapidement à changer cette situation. Peut-être en créant un comité permanent sur les petits cétacés au sein de la Commission baleinière internationale.
Autre priorité de la Belgique, la lutte contre les collisions avec les navires marchands. Le 22 septembre dernier, la carcasse ensanglantée d’un rorqual commun de 20 mètres de long et de plus de 40 tonnes s’est ainsi retrouvée dans le port d’Anvers, après avoir été traînée sur plusieurs centaines de kilomètres par la coque du bateau. "La collision avait eu lieu dans le Golfe de Gascogne. Le plus souvent les bateaux ne se rendent compte de la collision qu’une fois arrivés au port."
Aujourd’hui, la cause des baleines ne se défend plus seulement devant la Commission baleinière internationale, explique le commissaire belge auprès de la CBI. "On peut agir entre autres au niveau de l’Organisation maritime internationale. On peut notamment décider de dérouter légèrement les bateaux si l’on entreprend de croiser l’information des routes de bateaux avec celle des migrations des cétacés"
Depuis 2005, la Belgique a pris la direction du groupe de travail qui, au sein de la CBI, se penche sur les problèmes de collision. Une base de données des collisions maritimes entre des baleines et des navires marchands est en cours d’élaboration pour évaluer l’ampleur du phénomène.
Si l’on ne reviendra sans doute jamais au chiffre de population qui prévalait avant que l’on commence à chasser la baleine, il convient toutefois de poursuivre les efforts pour stabiliser le nombre de cétacés encore en vie dans les différentes mers du globe, estime Alexandre de Lichtervelde. "Le nombre de menaces à leur encontre augmente en effet considérablement."
Source: La Libre

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