mardi 2 février 2010

L'oiseau le moins connu du monde capturé en Afghanistan

La rousserolle à grand bec (Acrocephalus orinus) a été découverte en Inde en 1867 mais il a fallu attendre... 2006 pour l'observer une seconde fois, dans la nature thaïlandaise. Cette discrétion en fait l’oiseau le moins connu du monde , selon BirdLife International en 2007. Son lieu de nidification vient d’être découvert en Afghanistan.

En 2008, Robert Timmins de la Wildlife Conservation Society (WCS) entend et enregistre en Afghanistan un chant d’oiseau qui lui est inconnu. L’ornithologiste suédois Lars Svensson, de l’Université de Göteborg, lui confirme qu’il ne s’agit pas d’une espèce connue et suspecte une rousserolle à grand bec. 
Rousserolle à grand bec piégée à proximité de son aire de reproduction dans le corridor de Wakhan, au Badakhshan. © WCS Afghanistan

Or d’après les recherches de Lars Svensson, le nord-est de l’Afghanistan aurait été un lieu de reproduction de cet oiseau si mal connu dans les années 1930. Une expédition a donc été lancée en 2009 par la WCS pour confirmer cette hypothèse.

Une équipe d’ornithologistes afghans est partie tendre des filets dans la région de Badakhshan, malgré la guerre et les conflits tribaux. Une quinzaine d’oiseaux ont alors été capturés et les données (photos, échantillons ADN et enregistrements) ont été expédiées à Lars Svensson et son collègue Urban Olsson.

Les comparaisons avec les spécimens de musées, les séquences d’ADN et l’enregistrement de Robert Timmins ont pu confirmer qu’il s’agissait bien de la rousserolle à grand bec.

Qui plus est, après 142 ans de recherche, le site de nidification de l’oiseau le moins connu du monde a été identifié dans cette région. Hélas, si cet oiseau n’est pas chassé, son habitat est détruit par la déforestation. Pour protéger ce site de nidification, il faudrait fournir aux populations locales une alternative au bois de chauffage et améliorer leur agriculture.

Autruches, moas et casoars ne dérivent pas d'un ancêtre commun

On pensait que les struthioniformes, comme les autruches ou les casoars, avaient évolué à partir d’un ancêtre commun après la disparition des dinosaures. Selon des chercheurs néo-zélandais ayant analysé l’ADN de moas, il n’en serait rien. Les oiseaux coureurs auraient évolué parallèlement à partir de plusieurs ancêtres à la fin du crétacé.

On sait désormais que les oiseaux peuvent être considérés comme la dernière branche existante des dinosaures. Ainsi, un élevage de poulet en plein air constitue un troupeau de dinosaures en liberté et il n’est pas mensonger de mentionner dinosaure-frites sur un menu proposant du poulet.
 
Un casoar, un exemple de struthioniforme. Crédit : zoo de Moscou-D. Smirnov

Les dinosaures n’étaient pas tous gigantesques et il semble qu’un nombre non négligeable d’entre eux avait des plumes, notamment au Crétacé. On peut donc se faire une bonne idée de l’aspect et du comportement de certaines de ces espèces en considérant les oiseaux coureurs actuels comme les autruches ou les casoars.

Les paléontologues et les biologistes pensaient que l’apparition de ces oiseaux avait dû se faire suite à la disparition des dinosaures causée en partie par l’impact d’une météorite (peut-être un corps parent de la famille des Baptistina, résidant au sein de la ceinture des astéroïdes), provoquant la crise Crétacé-tertiaire (ou crise KT). La libération des niches écologiques auraient alors permis à un ancêtre commun des struthioniformes de grandir en taille et de se diversifier au cours des millions d’années.

Selon Matthew Phillips, en postdoc à Australian National University, les événements ne se sont pas déroulés ainsi. Avec des collègues, il a analysé l’ADN mitochondrial contenu dans des restes de moas, un oiseau coureur géant exterminé par les Maori de Nouvelle-Zélande au 16ième siècle.

A la surprise des chercheurs, il s’est avéré que le moa, que l’on croyait proche des autruches, l’est en fait d’un oiseau vivant en Amérique du Sud, le tinamou, beaucoup plus petit. Les horloges moléculaires utilisées laissent aussi penser que les autruches, les émeus d’Australie et les moas de Nouvelle-Zélande se sont tous développés indépendamment à partir d’ancêtres capables de voler mais cherchant leur nourriture au sol juste après la crise KT. Ce serait donc bien la levée de la pression évolutive exercée par les grands dinosaures qui leur aurait permit de prospérer.

Les biologistes en ont tiré une autre information pour les paléontologues. Ces derniers pensaient en effet que les struthioniformes, que l’on appelle encore des ratites, avaient déjà des ancêtres du temps de l’existence d’un supercontinent, le Gondwana, rassemblant, l’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Australie, l’Antarctique, l’Inde et la Nouvelle-Zélande il y a plus de 120 millions d’années. Mais avec une date d’apparition postérieur à -65 millions d’années environ, l'hypothèse n’est évidemment plus soutenable.

Source: Futura-sciences Par Laurent Sacco

Sortie du film Océan

Le film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud est sortie en salle la semaine dernière, offrez-vous un moment de détente devant ce documentaire passionnant aux images éblouissantes. Au-delà des images, ce film plaide aussi la cause de l'Océan qui serait menacé du fait de la surpêche et de la pollution.


Les spinosaures, dinosaures semi-aquatiques


Les spinosaures, un groupe énigmatique de dinosaures carnivores ayant vécu durant une partie du Mésozoïque (- 150 à - 90 millions d'années), avaient un mode de vie semi-aquatique, similaire à celui des crocodiles ou des hippopotames actuels. C'est ce que montrent des chercheurs des laboratoires PaléoEnvironnements & PaléobioSphère (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1) et Géologie de l'École Normale Supérieure (CNRS/Ecole Normale Supérieure de Paris) ainsi que leurs homologues de l'Institute of Vertebrate Paleontology and Paleoanthropology de Pékin (Pékin (ou Beijing) (?? ; pinyin : B?ij?ng   Écouter la prononciation en...). C'est la composition isotopique de l'oxygène contenu dans les restes fossilisés de ces dinosaures qui a permis de résoudre ce problème écologique qui tracassait jusqu'à présent les paléontologues. Ces résultats sont publiés dans la revue Geology de février 2010.
 
Les spinosaures qui vivaient sur trois continents, l'Amérique du Sud, l'Afrique et l'Eurasie, entre la fin du Jurassique et le milieu du Crétacé (-150 à -90 millions d'années environ) constituent un groupe de dinosaures carnivores dont certaines espèces atteignaient de très grandes tailles. On estime en effet qu'ils pouvaient mesurer jusqu'à 16–18 mètres de long, pour un poids (Le poids d'un corps nu ou force de pesanteur est la force exercée sur un corps (de masse m) immobile dans le...) de 11 tonnes, ce qui fait d'eux les plus grands dinosaures carnivores et les plus grands prédateurs terrestres ayant existé. En plus de posséder de longues épines osseuses prolongeant leurs vertèbres et formant (Dans l'intonation, les changements de fréquence fondamentale sont perçus comme des variations de hauteur : plus la...) un voile dorsal très caractéristique, ces animaux avaient un crâne au museau très allongé garni de dents coniques très similaires à celles de certains crocodiles et d'énormes griffes terminant les doigts de leurs membres antérieurs. De telles spécialisations avaient été interprétées par les paléontologues comme étant une adaptation à un régime piscivore (à base de poisson), similaire à celle de certains crocodiles. Des preuves directes comme des contenus stomacaux ou des traces de prédation avaient déjà confirmé que les spinosaures se nourrissaient de poisson, mais pas exclusivement car les ptérosaures et d'autres dinosaures figuraient également à leur menu. La question de leur possible mode de vie aquatique s'est donc naturellement posée, mais jusqu'à présent aucun indice ne permettait de le supposer.

Afin d'aborder ce problème écologique, une collaboration internationale entre des chercheurs français, chinois, anglais, thaïlandais, marocains et brésiliens a permis de rassembler des dents de spinosaures provenant de tous les continents ayant livré des restes de ces dinosaures. Les chercheurs ont ensuite analysé la composition isotopique de l'oxygène présent dans ces dents fossilisées, partant du principe que la composition isotopique de l'oxygène des dents des vertébrés terrestres actuels est différente de celle de leurs contemporains aquatiques (comme les crocodiles ou les hippopotames). De telles différences de composition isotopique résulte en effet de différences d'évaporation transcutanée et de quantité (La quantité est un terme générique de la métrologie (compte, montant) ; un scalaire, vecteur, nombre...) d'eau ingérée et excrétée entre animaux terrestres et aquatiques.

Considérant que des différences de physiologie similaires pouvaient exister chez les animaux du passé, ils ont donc comparé, au sein de chaque gisement, la composition isotopique de l'oxygène des restes de spinosaures avec celle de restes d'animaux aquatiques (crocodiles, tortues) et terrestres (autres dinosaures) qui coexistaient avec les spinosaures. Ils ont pu observer un écart significatif entre les spinosaures et les autres dinosaures carnivores mais une similitude avec les crocodiles et tortues aquatiques. Ce constat leur a permis de conclure que les spinosaures étaient adaptés physiologiquement à passer une grande partie de leur temps dans l'eau comme le font aujourd'hui les hippopotames alors que leur squelette ne montre pas d'adaptation poussée à un mode de vie aquatique.

Ainsi, du fait de leur adaptation à un mode de vie semi-aquatique, exceptionnelle chez ces grands prédateurs, les spinosaures exploitaient d'autres ressources naturelles que les autres dinosaures carnivores terrestres, limitant ainsi les compétitions pour la nourriture ou le territoire. 

samedi 30 janvier 2010

Une enquête choc sur une ferme laitière de New-York

L'association américaine MFA (Mercy For Animal) vient de rendre publique une de ses enquête dans la plus grande ferme laitière des Etat-Unis nommée "Willet laitiers".
Cette enquête a ainsi pu paraître en partie sur la chaîne ABC World News et NightLine accompagnée d'une enquête précédemment faite par PETA sur une ferme nommée Land'O'Lakes.


Attention les images que vous allez voir sont violentes. 



Après avoir visionné cette vidéo, des experts en protection animale et des vétérinaires ont dénoncé le traitement des vaches révélé l'enquête de la MFA.



Un chien sauvé des glaces

Un chien qui dérivait depuis plusieurs jours sur une plaque de glace a été récupéré par l'équipe d'un bateau scientifique qui croisait à proximité. L'animal a été pris au piège alors qu'il tentait de traverser la Vistule, principal fleuve de Pologne. Une belle histoire, comme la Fondation 30 Millions d'Amis aimerait vous en raconter davantage !
A cette époque de l'année, la glace saisit les cours d'eau de l'Est de l'Europe. En Pologne, où les températures descendent facilement sous les 30°C., les estuaires et les embouchures menant à la Baltique deviennent des patinoires géantes. Traverser à pied d'une rive à l'autre est monnaie courante. C'est ce qu'a tenté un chien le 22/01/10.
Mal lui en a pris : la glace s'est séparée en large plaque dérivante, l'entraînant au gré du courant. Prisonnier de son embarcation de fortune, l'animal a ensuite été aperçu du côté de Grudziadz au nord-est, quelques 64 kilomètres plus haut sur le fleuve. Une équipe de pompier avait tenté de repêcher le chien sur son frêle esquif, sans succès.
C'est finalement l'équipage d'un navire scientifique croisant en mer Baltique qui a pu récupérer l'animal 5 jours plus tard. Immédiatement enveloppé dans des couvertures à bord,  il semble en bonne santé. Selon les dires du chargé de recherche Adam Buczynski, interrogé par le MailOnLine, "Il n'a même pas couiné ou hurlé. Mais ses grands yeux étaient remplis de peur. Nous avons eu la chance de nous trouver au bon endroit, au bon moment."
Touché par ce sauvetage, l'équipage scientifique a annoncé que si personne ne réclamait le chien, celui-ci deviendrait la mascotte du navire et serait baptisé "Baltic". Une belle histoire, comme la Fondation 30 Millions d'Amis aimerait vous en raconter davantage ! La Fondation 30 Millions d'Amis salue le geste de ces océanographes !

Des juristes proposent d'interdire la viande de chiens et de chats en chine.

Selon Le journal Le Guardian, des juristes chinois ont proposé d'interdire la consommation de chats et de chiens en Chine. 

Il s'agit pour les juristes de mettre fin à de gros problèmes sociaux engendrés par la consommation de ce type de viande. En effet, on assiste dans le pays à des vols d'animaux domestiques.

Dans un premier temps, cette propostion de loi vise à faire fermer tous les commerces illégaux et les consommations illégales de ce type de viande. Une peine de 15 jours de prisons ou une amende de 500 000 yuans (environ 52 000 €) est ici requise.

Cette proposition suscite bien sur une vive polémique entre les défenseurs des animaux et les défenseurs des traditions chinoises, la consommation de la viande de chiens étant ancrée dans les traditions chinoises, celle-ci est censée avoir de grandes vertus thérapeutiques.