"Il adore les tomates et la salade! N'est-ce pas, mon Joe?", dit Emile Gorayeb en donnant à manger à un gorille rescapé du braconnage des forêts environnantes et désormais résidant du "zoo-parc" créé par ce Français à Port-Gentil (ouest du Gabon) il y a 22 ans.
"Quand on l'a recueilli, il était tout petit et comme tous les gorilles que nous avons eus, à part deux ou trois, (...) blessé par plombs" après le massacre de sa famille, explique à l'AFP M. Gorayeb, un homme rond à la barbe et aux cheveux blancs.
"On l'a mis au biberon. Là, il part vers ses huit ans", ajoute-t-il, pendant que le primate se délecte.
Outre les rescapés du braconnage, le "zoo-parc" comprend des animaux survivants de maltraitances, de maladies ou à la lassitude de leurs anciens propriétaires. Il abrite aussi une ferme d'élevage, un jardin botanique comptant "plus de 2.700 espèces de plantes au dernier recensement" en 2001 et une unité de fabrication d'engrais.
Différentes espèces de singes, antilopes, paons, pélicans, cochons, lapins, volaille, deux autruches à l'arrière déplumé, quelques aigles, serpents et crocodiles du Nil vivent sur ce site d'accès gratuit, dans la zone portuaire de Port-Gentil, la capitale économique du pays.
A l'entrée, sur un mur, un message de bienvenue exhorte les visiteurs à la "générosité pour l'obtention de dons de toute nature".
Le zoo-parc a été fondé en 1984 "par un passionné de la nature. Sa création, son extension, son fonctionnement ont été réalisés sans aucune subvention", est-il indiqué dans le texte. "Aujourd'hui, (le zoo) rencontre de grosses difficultés financières. Par conséquent, nos projets de rénovation des cages, d'agrandissement et d'amélioration (...) se trouvent retardés.".
Certains visiteurs se désolent de l'étroitesse des cages, dont celles des primates habitués à quémander. D'autres regrettent l'absence de guide et de renseignements sur les pensionnaires.
"Ca, c'est un chat-huant. On m'a dit ça, ici. C'est un chat, tu vois bien, non?", soutient un jeune devant l'enclos d'une bête agrippée sur une branche. Son ami le raille: "Un chat-huant, ce n'est pas un chat, c'est un hibou, et ça-là, ce n'est ni un hibou, ni un chat!".
Entendant la discussion en passant avec sa brouette de foin, Martial, un employé, intervient: "Ca s'appelle un potto, c'est un lémurien", un animal proche du singe.
Dans le jardin botanique, arbres fruitiers et diverses plantes de décoration, mêlant flore locale et espèces importées, poussent en barrique ou en pot sur un terreau spécial, une prouesse à Port-Gentil où le sol est sablonneux et l'eau saumâtre.
le jardin comprend des grenadiers, goyaviers, manguiers, avocatiers, tamariniers, pachira, orchidées, litchis, de la vanille "apportée de Madagascar", île où est né Emile Gorayeb.
"Un pays fabuleux où la nature est belle!", clame ce Français installé à Port-Gentil "depuis 35 ans", qui refuse de dévoiler son âge comme les motifs de son installation au Gabon.
Selon lui, "l'objectif principal" du zoo-parc est de "sauvegarder les espèces en voie de disparition" et préserver l'environnement, notamment en "remettant en forêt" les animaux recueillis.
"Nous en sommes au 13e gorille que nous replaçons" en deux décennies, indique-t-il. "Mais aujourd'hui, ça devient de plus en plus difficile. Et ça coûte cher, parce qu'il y a un suivi à faire (...). Jusqu'à maintenant, nous fonctionnons avec nos propres moyens, ce qui n'est pas une simple affaire", assure M. Gorayeb, sans les divulguer.
"Quand on l'a recueilli, il était tout petit et comme tous les gorilles que nous avons eus, à part deux ou trois, (...) blessé par plombs" après le massacre de sa famille, explique à l'AFP M. Gorayeb, un homme rond à la barbe et aux cheveux blancs.
"On l'a mis au biberon. Là, il part vers ses huit ans", ajoute-t-il, pendant que le primate se délecte.
Outre les rescapés du braconnage, le "zoo-parc" comprend des animaux survivants de maltraitances, de maladies ou à la lassitude de leurs anciens propriétaires. Il abrite aussi une ferme d'élevage, un jardin botanique comptant "plus de 2.700 espèces de plantes au dernier recensement" en 2001 et une unité de fabrication d'engrais.
Différentes espèces de singes, antilopes, paons, pélicans, cochons, lapins, volaille, deux autruches à l'arrière déplumé, quelques aigles, serpents et crocodiles du Nil vivent sur ce site d'accès gratuit, dans la zone portuaire de Port-Gentil, la capitale économique du pays.
A l'entrée, sur un mur, un message de bienvenue exhorte les visiteurs à la "générosité pour l'obtention de dons de toute nature".
Le zoo-parc a été fondé en 1984 "par un passionné de la nature. Sa création, son extension, son fonctionnement ont été réalisés sans aucune subvention", est-il indiqué dans le texte. "Aujourd'hui, (le zoo) rencontre de grosses difficultés financières. Par conséquent, nos projets de rénovation des cages, d'agrandissement et d'amélioration (...) se trouvent retardés.".
Certains visiteurs se désolent de l'étroitesse des cages, dont celles des primates habitués à quémander. D'autres regrettent l'absence de guide et de renseignements sur les pensionnaires.
"Ca, c'est un chat-huant. On m'a dit ça, ici. C'est un chat, tu vois bien, non?", soutient un jeune devant l'enclos d'une bête agrippée sur une branche. Son ami le raille: "Un chat-huant, ce n'est pas un chat, c'est un hibou, et ça-là, ce n'est ni un hibou, ni un chat!".
Entendant la discussion en passant avec sa brouette de foin, Martial, un employé, intervient: "Ca s'appelle un potto, c'est un lémurien", un animal proche du singe.
Dans le jardin botanique, arbres fruitiers et diverses plantes de décoration, mêlant flore locale et espèces importées, poussent en barrique ou en pot sur un terreau spécial, une prouesse à Port-Gentil où le sol est sablonneux et l'eau saumâtre.
le jardin comprend des grenadiers, goyaviers, manguiers, avocatiers, tamariniers, pachira, orchidées, litchis, de la vanille "apportée de Madagascar", île où est né Emile Gorayeb.
"Un pays fabuleux où la nature est belle!", clame ce Français installé à Port-Gentil "depuis 35 ans", qui refuse de dévoiler son âge comme les motifs de son installation au Gabon.
Selon lui, "l'objectif principal" du zoo-parc est de "sauvegarder les espèces en voie de disparition" et préserver l'environnement, notamment en "remettant en forêt" les animaux recueillis.
"Nous en sommes au 13e gorille que nous replaçons" en deux décennies, indique-t-il. "Mais aujourd'hui, ça devient de plus en plus difficile. Et ça coûte cher, parce qu'il y a un suivi à faire (...). Jusqu'à maintenant, nous fonctionnons avec nos propres moyens, ce qui n'est pas une simple affaire", assure M. Gorayeb, sans les divulguer.
Source: Goodplanet

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