L’ouverture en 2009 d’un delphinarium en Loire-Atlantique soulève une nouvelle fois le problème de la captivité des dauphins. Pour One Voice, il est inacceptable que de telles pratiques continuent à subsister, pratiques qui posent, outre des problèmes éthiques, de nombreux problèmes psychologiques et sanitaires pour ces animaux hautement sociaux, doués d’une grande sensibilité et intelligence.
Le stress aigu de la captivité
Les dauphins vivent au sein de société particulièrement complexe pouvant compter d’une dizaine à parfois un millier d’individus. Dès son plus jeune âge, un individu va tisser des liens d’amitié très fort avec des congénères et qui perdureront tout au long de sa vie. La rupture forcée de ces liens lors d’une capture particulièrement traumatisante puis l’isolement dans un bassin va être à l’origine d’un stress difficilement soutenable pour le dauphin.
Une souffrance et des conséquences intolérables
Ces animaux si sensibles vont développer une grande variété de pathologies suite au stress de la captivité allant de troubles psychologiques (dépression, refus de s’alimenter, comportements d’automutilation) à diverses maladies (ulcères, pneumonies et autres infections bactériennes) liées à un affaiblissement du système immunitaire. One Voice s’élève contre ces tortures psychologiques que l’on fait subir à ces animaux hautement sensibles ayant dans de nombreux cas des conséquences fatales.
Mortalité accrue
Contrairement à ce qui est avancé par les delphinariums, la captivité n’accroît pas l’espérance de vie des dauphins. Les privations sociales et sensorielles concomitantes d’une profonde détresse psychologique et les conditions de vie dans des bassins exigus où la composition chimique de l’eau n’est pas toujours en adéquation avec la santé de l’animal entraînent de nombreux décès. En milieu sauvage, la mortalité annuelle des dauphins est en moyenne de 3,9% contre 5,6 à 7,4% en captivité dans les delphinariums. Une différence encore plus prononcée pour l’orque qui supporte lui aussi très mal la captivité (taux de mortalité de 2,3% en milieu sauvage contre 6,2 à 7 % en captivité).
Les dauphins ne sont pas une marchandise
A l’instar des grands singes, les dauphins utilisent des outils, possèdent une conscience de soi, des traditions, dialectes et cultures et communiquent à l’aide d’un langage très complexe fait de vocalises diverses ainsi que de contacts tactiles et caresses abondants. Il est inadmissible aujourd’hui de continuer à faire fi de ces données et de continuer à considérer les dauphins comme une chose, comme un accessoire de divertissement qui peut facilement être renouvelé pour satisfaire les objectifs mercantiles des parcs d’attractions. One Voice demande que ces considérations soient prises en compte et que la France suive l’exemple de nombreux autres pays et mette fin à cette industrie scandaleuse des delphinarium
Source: One Voice


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