Après des années de lutte et de combat, la méthode substitutive au test de Draize vient enfin d’entrer dans la liste des tests validés par l’OCDE. Si One Voice, en sa qualité de représentant français de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale, se réjouit d’une telle avancée, l’association déplore le manque d’investissements dans les méthodes alternatives ainsi que le temps pris par les instances internationales officielles pour valider celles-ci. Les validations peuvent en effet prendre des dizaines d’années comme ce fut le cas pour le BCOP (test d’essai d’opacité et de perméabilité sur la cornée bovine), mis au point dans les années 70 et validé par le Centre européen des méthodes alternatives en 2007 ! Une durée qui n’a bien entendu rien à voir avec celle nécessaire à la validation des tests sur animaux.
L’un des plus douloureux tests
Dénoncé par les associations de défense des animaux depuis de nombreuses années, le test de Draize est l’un des plus douloureux tests de l’expérimentation animale. Le lapin, utilisé fréquemment pour ce test, ne secrète en effet pas de larmes ce qui rend impossible l’expulsion du produit irritant. Pour mesurer le degré d’irritation des cosmétiques ou des substances chimiques à l’intérieur de l’œil, la tête du lapin est emprisonnée dans un carcan, ou ses yeux sont maintenus ouverts en permanence avec des pinces en métal. On verse ensuite dans l’œil de l’animal des gouttes du produit chimique entrant dans la fabrication d’un shampoing ou autre produit de beauté afin d’observer la gravité des lésions oculaires (irritation de la cornée, perforation de l’œil, brûlures, etc.). Le test de Draize est également à la base d’essais mesurant l’ensemble des produits qu’un être humain peut être amené à utiliser comme les produits ménagers, de jardinage, les herbicides, et autres produits chimiques.
Source: One Voice


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