Suite à la parution du rapport accablant sur la SPA par la cours des comptes, la présidente Virginie Pocq Saint-Jean reconnait des sérieux dysfonctionnements au sein de l'association. Celle-ci, à la tête de la SPA depuis neuf mois, a dit qu'elle aurait du quitter ce poste tant l'argent de l'association était mal géré quand elle s'est apperçue de cela (entendu sur RTL lors d'une interview faite par Vincent Parizot), elle souhaite aujourd'hui que la justice fasse son travail.
Dans ce rapport on retrouve des preuves de gaspillage d'argent ainsi que des défaillances de gouvernance et de direction.
«Cela fait plus de huit ans que nous critiquons la gestion de la SPA et nous ne constatons pas d'amélioration», déplore Philippe Séguin, premier président de l'instance. La SPA «compromet sa mission de protection animale et trahit la confiance de ses donateurs».
Parmi les dérèglements constatés on trouve :
- Des frais de traitement des dons élevés,en effet ils ont presque doublé par rapport à 2003. Quand une donation de 100 euros est faite à l'association, 43 euros passent ainsi en frais de fonctionnement. Une somme aberrante pour une association qui vit uniquement de la générosité publique.
- 67 millions des frais récoltés en 2007 ont été investis dans des placements immobiliers. Une thésaurisation «particulièrement anormale, tant au regard de la volonté des donateurs que de la vétusté de nombreux refuges de la SPA et plus généralement des besoins de la cause animale», souligne le rapport.
- Une gestion des legs douteuse. «L'absence de règles claires pour la cession des biens immobiliers reçus en legs n'a nullement garanti à la SPA leur réalisation dans de meilleures conditions», indique le rapport. «De nombreuses ventes sont intervenues au bénéfice d'un même acquéreur dans des conditions qui font suspecter un comportement préférentiel», précise-t-il.
- Une gestion des legs douteuse. «L'absence de règles claires pour la cession des biens immobiliers reçus en legs n'a nullement garanti à la SPA leur réalisation dans de meilleures conditions», indique le rapport. «De nombreuses ventes sont intervenues au bénéfice d'un même acquéreur dans des conditions qui font suspecter un comportement préférentiel», précise-t-il.
Suite a cela, la cour des comptes a décidé d'alerter les trois ministères de tutelle de la SPA - Agriculture, Intérieur et Jeunesse - pour que des mesures soient prises. Le ministère de l'intérieur a aussitôt réagi en demandant au préfet de Paris de saisir le tribunal de grande instance afin qu'un administrateur judiciaire soit désigné. En outre, selon Philippe Seguin, le ministère a signalé au procureur de la République que «des faits susceptibles de recevoir une qualification pénale ont pu être commis dans la gestion, le fonctionnement et l'organisation de la SPA».
Selon Nice-Matin, la SPA en cause dans cette affaire serait celle des Alpes-Maritimes.
Sources :
Nice-MatinRTL
SPA

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